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mercredi 9 mai 2012

Un artiste deux-sévrien multi-supports

C'est dans les murs de l'ancienne école de la Vergnonière, à Verruyes, que Jacky Ruchaud a installé son atelier. Là, il travaille au ciseau différentes essences de bois, au burin le marbre, la pierre calcaire ou le granit et au pinceau l'huile et l'acrylique. Si les matériaux et les techniques sont divers, l'empreinte de l'artiste est aisément reconnaissable. L'ancien apprenti ébéniste qui s'est essayé à la peinture en autodidacte fait jaillir à chaque fois des formes douces et arrondies, des figures toutes en courbes d'où émane toujours une grande vitalité.

Une peinture chatoyante, une sculpture généreuse

Les toiles de Jacky Ruchaud évoquent parfois certaines calligraphies de Hassan Massoudy. La même énergie se dégagent des figures esquissées sur des fonds flamboyants dont les couleurs explorent toute la gamme du jaune au rouge. Mais, là où le calligraphe irakien met en scène des lettres et des versets, le peintre deux-sévrien fait danser des corps figurés comme de simples courbes vivantes. Ce goût pour la courbe et les corps en mouvement se retrouve dans les surfaces polies de ses sculptures. Jacky Ruchaud fait émerger de blocs de bois et de pierre des corps enlacés, des Vénus généreuses ou des animaux qui apparaissent toujours dans une posture vivante. En passant dans ses mains, tous les matériaux semblent adoucis. L'harmonie, l'équilibre de leurs formes et leur polissage donnent envie de les caresser à notre tour.

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